Nouvelle démolition à Pamiers

Après avoir démoli l’ancienne lampisterie (dont on aurait pu imaginer une reconversion en toilette publique), puis l’ancienne maison du chef de gare, celle du garde-barrière et enfin la première halle marchandise, c’est au tour de la seconde d’être détruite. Plus grande ville du département, Pamiers ne possédera donc plus qu’un Bâtiment Voyageurs (BV) et sa grande halle.

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La gare de Pamiers au début des années 2000. En rouge, les bâtiments disparus et en orange la démolition à venir.
Régiolis partant vers Toulouse-Matabiau, avec sur la gauche la seule halle subsistante

Les halles servaient à l’origine au trafic marchandise, mais avec la disparition de cette activité elles deviennent inutilisées. Dans les années 90, la BB 4175 (à l’origine BB 4606 sous la compagnie du Midi) y trouve refuge et des cheminots ont l’espoir de la restaurer dans le cadre de la création d’un musée du train. Elle sera finalement ferraillée quelques années plus tard. La démolition de cette halle est néanmoins surprenante sachant que le parking n’est pas encore saturé mais aussi parce qu’elle avait été cité comme site potentiel pour accueillir la locomotive à vapeur 241-P-9, actuellement située dans les ateliers de Périole à Matabiau et dont la démolition est prévue pour 2020. Aux dernières nouvelles, c’est désormais Carbonne est qui évoquée malgré l’absence de bâtiment pouvant abriter la vieille dame.

Pk 027,2 : Dépôt de Nimes (30) - X 2403 ET BB 4175  Pict0131
La BB 4175 au dépôt de Nîmes, quelques années avant son déplacement vers la gare de Pamiers Tosque
La 241-P-9 quelques temps avant son arrivée à Toulouse et son désossement pour restauration

Au niveau FRET, il reste encore quelques vestiges parmi lesquelles on compte un pont à bascule 50T et une fosse d’inspection sur la voie 4. Le quai militaire est lui toujours utilisé par le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes (1RCP) dans le cadre de l’accord national entre la SNCF et l’armée française. Enfin, et de façon beaucoup plus rare, la (désormais) petite cour marchandise sert à des convois exceptionnels comme pour l’usine de métallurgique Aubert & Duval en 2015 par exemple. Un convoi avait permis de rapatrier en seulement 4 jours une chabotte de 142 tonnes du port de Dunkerque jusqu’à Pamiers. On peut d’ailleurs s’interroger sur l’absence totale de transport par train de pièce produite par l’usine, sachant que la cour marchandise pourrait facilement être transformée dans cette optique.

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Déchargement de la chabotte dans la cour marchandise de la gare de Pamiers.

Outre cette démolition, la seule évolution prévue en gare à ce jour est un allongement des quais pour permettre l’arrivée d’UM2 de régio2N (trains à deux niveaux en composition double) ainsi qu’une amélioration de l’accessibilité de la gare avec possiblement une passerelle.

 

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Photo d’illustration

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