Les Pyrénées en manque de transport

Les vallées Pyrénéennes font face à une situation délicate. D’une part elles sont en proie à une désertification et d’autre part elles attirent de plus en plus de touristique, en particulier les étés comme l’a confirmé cette saison 2020 pourtant atypique et malgré des hivers aléatoires qui mettent à mal les petites stations de ski du massif avec le risque de fermeture de bon nombre selon la cour des comptes. Au cœur de ces deux problématiques, un manque cruel de mobilité dans toutes les vallées pour fixer les populations d’une part et éviter l’asphyxie automobile des touristes, surtout en comparaison notamment avec les Alpes Suisses par exemple. Tour d’horizon des différentes vallées et projets.

· Luz-Cauterets

C’est un projet qui date de plusieurs années et qui serait sur le point de toucher à son terme: la fusion des domaines skiable de Cauterets et Luz. L’objectif est de renforcer cette activité dans un secteur qui est en pleine difficulté dans les Pyrénées avec une multitude de petites stations qui ont du mal à survivre. Ici c’est un accord gagnant-gagnant puisque Cauterets possède un petit domaine (36 km de pistes) mais un grand parc hôtelier (25.000 lits), alors que Luz qui possède un grand domaine (60 km de pistes) n’offre que peu de chambre (15.000 lits). Pour celer cette union, un téléphérique devrait relier le domaine de Luz-Ardiden et la ville de Cauterets d’ici 2021 pour un coût de 20M€.

Tracé du projet de fusion des deux domaines skiables

Si on peut se féliciter de cette nouvelle, une question se pose. Pourquoi ce simple téléphérique? En effet, à investir pour un tel équipement il serait plus judicieux de mettre en place un téléphérique de type urbain dans la lignée des ascenseurs valléens. On pourrait ainsi prolonger le téléphérique actuel, reliant le cirque du Lys au centre-ville de Cauterets, jusqu’au lac de Gaube en récupérant la remontée du Pont d’Espagne d’une part, et prolonger le projet de téléphérique vers le domaine d’Ardiden en redescendant vers le centre-ville de Luz. Il s’agirait ainsi d’une vraie infrastructure de transport en commun facilitant les déplacements du quotidien, en particulier pour Luz qui connaît régulièrement des problèmes routiers à cause d’éboulements. Dans le même temps, cela permettrait de limiter l’afflux de voiture sur le secteur du Pont d’Espagne et de faire de Cauterets le point de départ des principaux sites touristiques du secteur. Malheureusement le projet pourrait une nouvelle fois (sic) être stoppé suite aux élections municipales qui ont entraîné un changement d’exécutif à Cauterets, le nouveau maire faisant la politique de l’autruche en se focalisant sur « son » domaine…

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Exemple de ce que pourrait être le réseau de téléphérique au départ de Cauterets ©VoieMidi

Au-delà de ce projet, il serait intéressant que le rail fasse son retour dans la station thermale pour stopper le flux de voiture en amont de la vallée. En effet, jusqu’en 1983 un train suivi d’une ligne de tramway permettait de relier Lourdes, Argelès-Gazost, Pierrefitte et Cauterets. L’ancien tracé est aujourd’hui protégé par une voie verte, ce qui permettrait d’envisager le retour par exemple d’un tram-train qui aurait l’avantage de s’adapter à l’urbanisation actuelle de la vallée, d’être moins onéreux et capable de relier Lourdes à Cauterets sans rupture de charge. Cela pourrait faire partie d’un plan plus large de tram-train en Bigorre dont la première étape serait la réouverture de la ligne Tarbes – Bagnères-de-Bigorre.

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Tracé de l’ancienne ligne de train et de tramway entre Lourdes et Cauterets ©VoieMidi

· Gèdre-Gavarnie

Dans la vallée voisine, très isolée, se trouve deux sites d’exceptions générant des flux automobiles de plus en plus important avec les nuisances qui vont avec. Le premier site est celui du cirque de Gavarnie, classé à l’UNESCO. Le deuxième est le sentier de randonnée menant à la brèche de Roland à la frontière avec l’Espagne. Pour accéder à cette randonnée, il faut emprunter la D923 qui est une route en impasse dont l’extrémité ne cesse de reculer depuis le classement du site à l’UNESCO et à la suite de multiples éboulements. Cet été encore plus que d’habitude peut-être, des centaines de voitures stationnent de part et d’autre de la chaussée au point que le Parc National des Pyrénées envisage de réduire encore plus l’accès à la D923 en fermant le Col de Tentes.

Pour faire face à cette situation, dynamiser et diversifier l’attractivité de la commune sur les 4 saisons, un projet de téléphérique estimé à 16M€ (28M€ en comptant les aménagements) est en cours pour relier la commune de Gavarnie où serait situé un parking de 400 places jusqu’au col de Tentes, point de départ de la randonnée vers la brèche de Roland, avec une station intermédiaire au niveau du front de neige de la station de ski. Un aménagement qui permettrait de renforcer la visibilité du petit domaine skiable mais aussi est surtout de libérer le sommet de ce flux automobile devenu totalement disproportionné pour un tel site naturel. Malheureusement, là aussi le projet pourrait être stoppé suite aux élections municipales qui ont entraîné un changement d’exécutif.

Image IPB
En rouge le projet d’ascenseur valléen entre le village et le col de Tentes

· St-Lary

Dans la vallée de la Neste, la station de ski de St-Lary-Soulan jouit déjà d’un téléphérique reliant la ville basse au domaine skiable. La station attire  600.000 skieurs chaque année faisant de St-Lary le 1er en terme de fréquentation des Pyrénées Françaises. Un seul bémol vient ternir cela, l’absence de moyens d’accès à St-Lary sans voiture. La compagnie du Midi avait construit une ligne de chemin de fer de Lannemezan jusqu’à Arreau qui devait ensuite être prolongé jusqu’à St-Lary. Or, si les études sur un tracé ont bien eu lieu, ces 12 Km ne furent jamais réalisés et la ligne d’Arreau est aujourd’hui fermée. Certes la voie est toujours en place, grâce à la présence le long du tracé d’une ligne 63kV mais qui doit malheureusement bientôt être enterrée ce qui signerait sa disparition et la transformation en voie verte… Avec une longueur et un potentiel identique à la ligne de Luchon, voire plus grâce à son domaine skiable plus important et la présence du parc national des Pyrénées, ces derniers kilomètres manquants handicapent durement l’idée d’une réouverture même en deux phases.

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Tracé de la ligne Lannemezan-Arreau avec le prolongement hypothétique vers St-Lary ©VoieMidi

Dans un premier temps, on pourrait imaginer a minima une réouverture au trafic marchandises de la ligne. On retrouve en effet l’usine d’Arkema à La-Barthe-de-Neste (production d’hydrate d’hydrazine) et Imerys à Beyrède-Jumet (production d’alumines zircones, bauxite frittée et 2ème fournisseur en Europe de corindon brun haute performance). Puis il s’agirait de rouvrir au trafic voyageurs jusqu’à Arreau et de préserver un fuseau pour à plus long terme atteindre St-Lary. En attendant Arreau servirait de PEM pour rejoindre St-Lary d’une part et Loudenvielle d’autre part.

· Pic du Midi

Toujours en Bigorre, la vallée de l’Adour pourrait voir le retour du train à court terme avec la réouverture de la ligne Tarbes – Bagnères-de-Bigorre. Une réouverture dictée pour le trafic de marchandises d’abord avec la présence de l’usine de production CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles) qui est en train de moderniser les rames du RER A de la RATP et qui vient de gagner l’appel d’offre pour la réalisation des nouveaux Intercités qui remplaceront les vieilles voitures corail sur l’axe du POLT et Clermont-Ferrand. Ces rames, dénommées Confort200, sont un argument de poids pour la réactivation de la ligne et permettre leur mise en circulation sur le réseau. 

Carte de la ligne Tarbes – Bagnères-de-Bigorre avec ses anciennes gares et haltes ©VoieMidi

L’occasion pour le département et la région de porter la possibilité d’une réouverture également au trafic voyageurs. En effet, on retrouve des flux domiciles-travail et domicile-étude très important entre les deux villes sans oublier des attraits touristiques avec les thermes et un accès rapproché au domaine skiable du Grand Tourmalet et au Pic du Midi qui pourrait donc justifier des trains voyageurs. Une réouverture sur le mode du tram-train serait intéressant pour limiter le coût et s’intégrer dans un programme plus large d’un réseau tram-train Bigourdain.

· Luchon-Superbagnères

Dans la vallée de la Garonne, les choses se présentent mieux. Si la ligne de chemin de fer Montréjeau-Luchon est actuellement fermée, sa réouverture est programmée dans le cadre des Etats Généraux du Rail et de l’Intermodalité de la région Occitanie. Le projet prévoit le retour des trains d’ici 2023 avec une vitesse moyenne de 90 km/h, soit un temps de trajet de 30 min, et plusieurs liaisons directes vers Toulouse. Preuve de la volonté de développer l’usage des transports pour les loisirs, la ligne sera apte à voir circuler des régiolis en UM2 (composition double) avec des quais de 150 m pour faire face à la fréquentation que générera la gare de Luchon. En effet depuis le centre-ville, un téléphérique permet de rejoindre directement Superbagnères et son domaine skiable, de quoi avoir un flux voyageur important quand on voit la fréquentation de la gare d’Ax-les-Thermes qui est multiplié par 7 durant la saison hivernale.

Luchon: point d'étape sur la réouverture – Actu TER Occitanie
Tracé de la ligne Montréjeau-Luchon ©VoieMidi

Mais ce retour du train doit s’accompagner d’aménagements pour réduire l’usage de la voiture. À l’entrée de la vallée, il faut par exemple améliorer le cheminement piéton et cycliste entre la gare de Loures-Barbazan et le site touristique de St-Bertrand-de-Comminges et Valcabrère. Depuis la gare de Saléchan-Siradan, il faudrait créer un sentier en direction du château des Comtes du Comminges situé 6 km plus loin. Concernant Marignac-St-Béat, il manque une liaison cyclable en direction de St-Béat d’une part et une passerelle au-dessus de la Garonne d’autre part, pour pouvoir rejoindre le sentier de randonnée du pic du Ger plus rapidement. De même, il faut réaliser un PEM (Pôle d’Echange Multimodal) pour permettre le rabattement des bus venant du Val d’Aran en Espagne et avoir des navettes vers la station de ski du Mourtis les hivers.

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Exemple de prolongement du téléphérique vers la vallée de Lys avec en orange une navette par bus ©VoieMidi

Enfin, Luchon n’est pas en reste. Pour rendre accessible les sites remarquables de la ville, il faut mettre en place une navette bus intégrée au réseau liO qui desservirait la gare SNCF, le centre-ville et son téléphérique, le lac d’Oô, l’Hospice de France et le gouffre du diable. Pour ce dernier, on pourrait imaginer à plus long terme un prolongement du téléphérique dans le même alignement sur 2,5 km pour redescendre sur le parking du gouffre du diable. L’actuelle télécabine sera par ailleurs renouvelée en 2021 pour permettre de passer à des cabines de 10/12 places soit 2.500 personnes/h contre 1.500 personnes/h actuellement. On regrettera au passage la disparition du train à crémaillère qui permettait jusqu’en 1966 de rejoindre Superbagnères, un atout touristique important quand on voit le succès du train de la Rhune au Pays Basque qui possède le même type de matériel…

Bagnères-de-Luchon - Gare, trains, Crémaillère - CPArama.com

· Grotte de Lombrives

L’Ariège offre la situation la plus favorable avec une ligne de chemin de fer toujours en service, toujours électrifiée, et avec un cadencement honorable en haute montagne. Plusieurs points sont à améliorer néanmoins pour réduire l’usage de la voiture. À l’entrée de la Haute-Ariège par exemple se trouve la grotte de Lombrives connue pour être la plus vaste grotte d’Europe! Un site qui attire de nombreux curieux avec un parking régulièrement plein à certaines périodes de l’année. Pour faire face à cette situation et développer l’attractivité de la grotte, il serait intéressant de rouvrir la gare d’Ussat-les-Bains située juste en face. Un simple quai qui serait desservi uniquement les weekends de vacances par exemple , permettrait de mettre la grotte à 1h30 de Toulouse.

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Localisation de la gare d’Ussat-les-Bains par rapport à la grotte de Lombrives ©VoieMidi

· Ax les 3 domaines

Un peu plus au Sud, la ville d’Ax-les-Thermes est à ce jour le seul site à être équipé des infrastructures nécessaires pour concurrencer la voiture. On retrouve en effet un téléphérique reliant directement la ville au domaine skiable d’Ax 3 domaines et la ligne de chemin de fer permet d’avoir un cadencement d’un train toutes les heures en provenance de Toulouse avec un temps de trajet de 2h. Un projet d’aménagement d’une nouvelle ligne entre la gare de Mérens-les-Vals et Ax les 3 domaines au niveau du pic de Savis est en cours. Elle permettrait de faciliter l’accès au domaine pour les Espagnols et les Andorrans, développer l’offre sur la commune de Mérens et avoir une interconnexion directe avec les trains. 

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Hypothèse des deux liaisons par câble vers la station d’Ax 3 domaines ©VoieMidi

Cela permettrait aussi de pallier au problème de capacité de l’actuelle télécabine, datant pourtant de 2001 seulement, qui est plafonné à 1.500 personnes/h. Seul inconvénient, tous les trains ne desservent pas Mérens-les-Vals avec un cadencement de seulement un train toutes les deux heures.

· Porté Puymorens

En passant dans les Pyrénées Orientales, la gare de Porté-Puymorens mériterait également une amélioration de son accessibilité. Si Ax-les-Thermes tire pleinement profit de la combinaison TER+Ski,  ce n’est pas le cas du domaine de Porté à cause des 1,5 km entre la gare et le centre du village, accessible uniquement par la route nationale donc impraticable à pied les hivers. Résultat, il s’agit du deuxième arrêt le moins fréquenté de la ligne avec 2.938 usagers en 2017. Pour y remédier il serait intéressant de renouveler le téléphérique montant au domaine pour le prolonger jusqu’à la halte SNCF ce qui permettrait une interconnexion parfaite et aiderait la commune à diversifier son activité. Pour l’anecdote, un projet fou prévoyait en 1937 la création d’une halte dans le tunnel du Puymorens sous le domaine skiable pour atteindre directement les pistes.

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Localisation de l’actuelle téléphérique entre le village de Porté et le domaine skiable ©VoieMidi

· Grandvalira

À l’arrêt suivant, un grand projet est en cours. Si la gare de Porta ne sert que de point de croisement pour les TER, elle pourrait devenir à moyen terme un PEM majeur au cœur des Pyrénées. En effet, la principauté d’Andorre a lancé des études pour la réalisation d’une liaison ferroviaire entre Porta et le Pas de la Case. Si le projet est en concurrence avec la réalisation d’un aéroport, les problématiques environnementales et économiques pourraient bien tourner à l’avantage du rail. Suite à la crise du Covid-19, l’Andorre a lancé un programme « Andorre 2023 » dont l’objectif est la relance de la principauté. Parmi les axes à développer, on peut relever la réalisation d’une ligne ferroviaire ainsi que la mise en place d’une zone franche à la frontière pour développer l’économie. 

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Tracé du projet actuel de liaison ferroviaire avec l’Andorre ©VoieMidi

Outre le désenclavement de la principauté et de ses 77.000 habitants, cette liaison permettrait d’améliorer l’accès au Pas-de-la-Case qui génère un énorme flux de voiture créant des bouchons dans la vallée de l’Ariège et en Cerdagne en toute saison. À cela s’ajoute la station de ski de Grandvalira, plus grand domaine skiable des Pyrénées avec 1,7M de forfaits vendus en 2019 soit l’équivalent d’une station comme l’Alpes d’Huez. Enfin l’Andorre s’affiche de plus en plus comme une destination touristique pour le tourisme vert avec de nombreuses randonnées. Lorsqu’il existait encore une liaison par bus entre la principauté et la gare de l’Hospitalet, la fréquentation de cette dernière était de 50.327 usagers, un chiffre important qui laisse présager le potentiel si une liaison ferrée voyait le jour et d’autant plus si une zone franche était créée.

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Exemple de ce que pourrait être un réseau interne à la principauté ©VoieMidi

Au-delà, il serait intéressant pour ce petit pays d’abandonner l’idée d’un aéroport et de se focaliser sur la réalisation à long terme d’un vrai réseau dans les deux vallées. Dans un premier temps il pourrait s’agir de la section internationale entre la gare de Porta, point de croisement des TER Occitanie, et le Pas-de-la-Case soit 8 km. Dans un second temps la ligne pourrait être prolongée jusqu’à la capitale Andorre-la-Vieille (24 km), puis jusqu’à l’aéroport situé sur la commune de Seu d’Urgell en Espagne 24 km plus loin et enfin une branche de 10 km dans la vallée d’Ordino où se trouve le deuxième domaine skiable de la principauté. Outre le trafic international et « régional », ce réseau pourrait être l’occasion de réaliser du transport de marchandises et réduire le nombre de camions dans les Pyrénées. 

· Font-Romeu

Dans la Cerdagne voisine, l’accessibilité doit être améliorée. Si la ligne du train jaune est toujours en service grâce à de nombreux travaux d’urgence, un schéma directeur va être mis en place avec probablement l’augmentation du nombre de circulation, l’achat de nouvelles rames et une amélioration du temps de parcours. Des éléments essentiels pour rendre cette ligne attractive pour des déplacements du quotidien et sortir de l’image du train uniquement touristique. 

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Hypothèse de la ligne imaginée par le nouveau maire, ici prolongée jusqu’aux Angles ©VoieMidi

Dans le même temps, et pour une fois, la nouvelle équipe municipale de Font-Romeu porte dans son programme l’idée d’un « transport collectif tracté de type funiculaire ou aérien » qui desservirait les différents points d’intérêt de la commune qui s’étale sur une pente de plusieurs kilomètres entre la gare SNCF à Via et Le Galinéra au sommet du domaine skiable de la station Font-Romeu 2000, la 3ème plus fréquentée des Pyrénées Françaises. Ce projet pourrait également être l’occasion de relancer l’idée d’une liaison avec la station voisine des Angles situé environ 3 km plus au Nord.

· Cambre-d’Aze

Deux arrêts plus loin, la gare de Mont-Louis La Cabanasse pourrait également servir éventuellement de point d’interconnexion avec un téléphérique reliant le village de St-Pierre situé 2 km plus au Sud et donc le domaine skiable de Cambre d’Aze.

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· Vernet-les-Bains

Dernier site sur lequel il pourrait être intéressant d’améliorer l’accessibilité, la ville de Vernet-les-Bains, point de départ de différentes randonnées pour atteindre le célèbre Canigou. La commune envisageait déjà au siècle dernier un tramway pour relier la gare SNCF de Villefranche-de-Conflent à Vernet-les-Bains. Stoppé par la 1er guerre mondiale, le projet revient sous forme de téléphérique qui aurait facilité l’accès au Canigou mais qui est de nouveau stoppé par la seconde guerre mondiale cette fois.

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Exemple d’un téléphérique reliant la gare SNCF à la commune de Vernet-les-Bains ©VoieMidi

Dans un premier temps cela permettrait de renforcer l’attractivité de Villefranche-de-Conflent comme centralité. En arrivant en train, on pourrait ainsi visiter la cité fortifiée par Vauban, le fort Libéria, faire un tour de train jaune et rejoindre Vernet-les-Bains. Haut lieu du thermalisme dans la région, la ville est le point de départ de nombreuses randonnées vers l’abbaye de St-Martin-du-Canigou et bien sûr le sommet du Canigou. Au-delà de l’aspect touristique, cette ligne d’environ 4 km permettrait également aux habitants de se déplacer au quotidien et de rejoindre via le train, Perpignan et la côte Méditerranéenne. 

Ouverture de la télécabine Skyvall le samedi 24 août - Loudenvielle - Site  officiel de la Mairie & de l'Arixo
Le Skyvall, nouvelle ascenseur valléen reliant Loudenvielle à Peyragudes

Si bien évidemment il est utopiste de réaliser tous ces projets, il est temps de lancer une vraie stratégie d’amélioration de la mobilité dans les Pyrénées pour les habitants et pour les touristes. La réouverture de la ligne Montréjeau-Luchon et le renouvellement du téléphérique de Superbagnères sont actés, mais il serait intéressant d’avancer également à court terme sur le projet de liaison ferroviaire vers l’Andorre, la création d’un ascenseur valléen à Font-Romeu et la réouverture de la ligne Tarbes – Bagnères-de-Bigorre.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Louyat JL dit :

    Pour ce qui est du site de Luchon , il serait peut-être judicieux de rapprocher le départ du télécabine de l’arrivée du train où la création de parking est possible , contrairement à l’emplacement actuel ou il y a très peu de parking !
    Ni parking ,no business disent les américains !!!!
    Pour Barèges , station thermale historique , pionnière également en matière de ski qui fait partie de Grand Tourmalet il existe un funiculaire actuellement à l’arrêt Son potentiel touristique est
    incontestablement remarquable pour toute la Vallée comparable au petit train d’Artouste qu’attend on pour le rénover !!
    Depuis 10 ans une association Funitoy se bat pour sa rénovation , aidons la !! Pour en savoir plus : http://www.funitoy.fr . Groupe Facebook : pour la réouverture du funiculaire de l’Ayré à Barèges !

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  2. cabinet66 dit :

    Bonjour, je suis avec intérêt votre blog sur les lignes en « Région Occitanie » et je vous en félicite.
    Je voulais juste vous préciser qu’il y a déjà eu un train à Vernet les bains à voie métrique et à vocation minière. La voie partait de la gare de Ria (avant Villefranche) pour aller à Vernet les bains. On peut voir encore la plateforme ainsi qu’un tunnel le long de la N116 face à la gare de Villefranche de Conflent.
    Vous trouvez des précisions sur ce site fort instructif :

    Cliquer pour accéder à 66161.1.pdf

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