SA2020: renforcement de la transversale Sud

C’est la rentrée et le SA2020 commence petit à petit à se dévoiler. Après avoir vu l’évolution de la desserte TER de la ligne du piémont Pyrénéen et de la ligne du littoral, place aujourd’hui à la transversale Bordeaux-Marseille ainsi qu’à la ligne Toulouse-Lyon.

  • Intercités Bordeaux – Toulouse – Marseille

Il s’agit de la principale transversale que connaît le réseau ferroviaire français. Loin de Paris, elle relie les capitales régionales et métropoles du grand Sud à savoir Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Nîmes et Marseille (anciennement Nice jusqu’en 2017). Une relation si importante qu’elle avait été renforcé à l’occasion du SA2018 en passant de 6 allers-retours à 8 allers-retours et avec une amplitude horaire de 6h-20h contre 10h-20h. Une ligne où la fréquentation ne cesse d’augmenter passant à 2,2 millions de voyageurs en 2016 à 2,8 millions en 2018. L’objectif de ces nouveaux changements est clair, franchir le cap des 3 millions d’usagers!

Deux Intercités au départ de Toulouse-Matabiau: l’un pour Paris-Austerlitz, l’autre pour Bordeaux-St-Jean ©Remi Lapeyre

Pour cela l’offre est renforcée avec plus de lisibilité. Il s’agira désormais d’un cadencement parfait de deux heures avec 8 allers-retours et ce toute la semaine, soit un gain les samedis et dimanches avec des départ plus tôt et plus tard. Dans le sens Marseille vers Bordeaux, le cadencement est décalé d’une heure avec une arrivée à Toulouse de 9h20 à 23h16 (contre 8h19 à 22h14). Le SA2020 marque qui plus est la fin des trains « grands Sud » qui ne desservaient que Bordeaux, Toulouse, Montpellier et Marseille. Leur fréquentation avait baissé, ce qui n’est pas étranger au choix du passage par la gare de Montpellier-Sud-de-France… Ces nouveaux horaires sont conçus pour s’intercaler avec les TER du littoral et ainsi proposer mécaniquement le plus de correspondance possible avec des lignes comme le Cévenol, l’Aubrac ou Perpignan.

transversale
SA2020 Bordeaux-Marseille avec en vert les ajouts, en rouge les suppressions.

La nouvelle politique de desserte rebascule tous les Intercités dans les gares « centres » avec des arrêts désormais obligatoire à Montauban, Carcassonne, Narbonne et Nîmes puis des arrêts alternés à Marmande ou Agen (dont une majorité pour cette dernière), des arrêts alternés à Sète ou Béziers (dont une majorité pour cette dernière) et une diminution de la desserte d’Arles. Au total, Marmande perd 1 arrêt, Agen gagne 1 arrêt, Montauban gagne 9 arrêts, Carcassonne, Narbonne et Béziers gagnent 5 arrêts, Sète perd 3 arrêts, Nîmes en gagne 4 et Arles perd 2 arrêts. On regrettera la situation de Sète sachant qu’il n’existe quasiment aucun TER reliant Toulouse à Montpellier/Nîmes, les Intercités étaient une bonne alternatives.

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SA2020 Marseille-Bordeaux avec en vert les ajouts, en rouge les suppressions.

Ces évolutions sont le résultat de la concertation entre l’État et les régions Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence. Une deuxième phase va commencer autour des sujets de l’infrastructure et du matériel. Sur ce second point, l’État est en passe de commander de nouveaux trains classique pour le renouvellement des lignes Intercités Paris-Toulouse, Paris – Clermont-Ferrand et avec une option pour Bordeaux-Marseille. Un choix qui pourrait être dommageable sachant qu’aujourd’hui déjà il existe 180 km de LGV entre Montpellier et Marseille qui permettraient un gain de 30 minutes et de nouvelles dessertes plus intéressantes, à savoir Avignon-TGV et Aix-en-Provence-TGV. Qui plus est, entre le moment de la commande et de la réception du matériel, il est fort à parier que les LGV Bordeaux-Toulouse et même Montpellier-Béziers soient en chantier, voire ouverte. Ainsi il ne resterait que 176 km de ligne classique entre Toulouse et Béziers sur les 615 km. Le basculement de la ligne Intercités en TGV doit donc être privilégié pour relier les métropoles du Sud plus rapidement et capter encore plus d’usagers!

 

  • TGV Toulouse – Montpellier – Lyon

Dans le même temps, la liaison TGV entre Toulouse et la capitale des Gaules n’évolue qu’a la marge. L’offre reste squelettique avec seulement 3 allers-retours par jour. La desserte de Montpellier et Nîmes bascule sur les nouvelles gares Montpellier-Sud-de-France et Nîmes-Pont-du-Gard, mais uniquement dans le sens Toulouse vers Lyon. Malheureusement, la marche détendue annule le gain de temps sur 2 des 3 TGV qui circuleront sur la LGV Montpellier-Nîmes qui aurait pu faire gagner 10 minutes … Autre évolution, les TGV retrouvent la gare de Lyon Part-Dieu après un an passé à Perrache à cause de travaux, ce qui permet le retour de correspondance vers Genève ou encore les Alpes.

Lyon2
SA2020 Lyon-Toulouse avec en vert les ajouts, en rouge les suppressions.

Dans le sens Toulouse vers Lyon, le TGV de début d’après-midi est avancé d’une heure, tout comme le TGV retour du midi les weekends. Le premier train de la journée en revanche ne bouge pas alors qu’il permettait jusqu’en 2018 de rejoindre Montpellier dès 7h57 et Lyon à 9h50 depuis Toulouse. On regrettera enfin le manque de desserte, avec ne serait-ce qu’un 4ème aller-retour, sur une liaison qui ne cesse de progresser côté aérien avec 418.424 passagers en 2018 contre 345.114 en 2014. À noter également qu’il n’y a toujours aucun TGV non plus vers Strasbourg ou le Luxembourg, contrairement à de nombreuses grandes villes…

Lyon1

 

 

 

Source:

Photo d’illustration

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