Hausse de fréquentation en 2017

Après deux ans de retard, la SNCF publie enfin les chiffres de fréquentations de ces gares, l’occasion donc de faire un point et d’observer les dynamiques sur les différentes lignes de la région Occitanie. Plusieurs événements sont à prendre en compte dans la lecture de ces graphiques comme les grèves contre la réforme de la SNCF en 2014, contre la Loi Travail en 2016, la fermeture sur plusieurs mois de la ligne Toulouse-Tarbes chaque année pour réaliser son renouvellement ou encore, plus positif, la mise en service de la LGV Tours-Bordeaux en juillet 2017 mettant Toulouse à 4h de Paris.
Il est à noter également un changement de méthode de calcul entre 2015 et 2016 qui peut entraîner des variations (positives ou négatives) sans réelle évolution dans les faits.

  • Les grands gares d’Occitanie

Pour des questions de lisibilité les grandes gares ne sont pas représentées sur les graphiques suivants, faisons donc un premier point sur celles-ci. Toulouse domine naturellement le palmarès avec environ 10.000.000 de voyageurs. Juste dernière, Montpellier et ses 8.000.000 d’usagers. Sur la troisième place on retrouve Nîmes avec presque 4.000.000 puis s’ensuit Perpignan, Narbonne, Béziers, St-Agne, Montauban et Sète qui se situent toutes à environ 1.000.000 de voyageurs. À noter une baisse de Perpignan après trois années de hausse, au point d’avoir frôlée le chiffre des 2.000.000.

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  • L’étoile Toulousaine

Toulouse – Foix – Latour-de-Carol

Sur la branche Sud, la fréquentation des gares se porte globalement bien. On note clairement la démarcation entre les sections urbaine (Toulouse-Auterive), péri-urbaine (Auterive-Foix) et rural (Foix – Latour-de-Carol). Au niveau des progressions, Venerque-le-Vernet continue sur sa lancée en se rapprochant des 200.000 usagers, tout comme Pamiers avec presque 350.000 voyageurs et Cintegabelle qui franchit la barre des 100.000. À la frontière, la gare de Latour-de-Carol frôle quant à elle les 50.000, un chiffre qui devrait augmenter encore plus avec l’harmonisation des correspondances depuis décembre 2018. La palme de la plus forte progression revient à Saverdun qui gagne 7.000 voyageurs en un an, une situation qui s’explique par l’attractivité de la commune qui attire de plus en plus de Toulousain désirant une maison à la campagne avec jardin. À noter également Ax-les-Thermes qui arrive à rester stable à environ 85.000 usagers malgré sa population de seulement 1.200 habitants et ce grâce au tourisme avec d’une part les sports d’hiver (tarif skirail pour rejoindre la station d’Ax les 3 domaines) et de l’autre les randonnées et thermes de la ville.

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Le quai d’Andorre-l’Hospitalet à l’époque où des car SNCF permettaient de rejoindre la principauté LDM

Du côté des baisses, Andorre-l’Hospitalet n’arrive toujours pas à se remettre de la suppression du CAR TER qui faisait la liaison avec le Pas-de-la-Case dans la Principauté avec 30.000 usagers en moins. La création d’une nouvelle liaison entre l’Hospitalet et la capitale Andorrane est une nécessité, tout comme le projet d’une liaison ferroviaire actuellement à l’étude par la chambre de commerce de l’Andorre. Autre gare à la baisse, Pins-Justaret qui ne cesse de perdre des voyageurs avec une diminution de 20.000 personnes en 3 ans. Située sur la partie urbaine de la ligne, ce phénomène peut s’expliquer par la saturation des trains à l’approche de Toulouse où il arrive régulièrement d’avoir des passagers qui restent à quai le matin, sans oublier le parking de la gare qui n’est plus du tout adapté à une telle population. On peut également ajouter l’absence d’arrêt en contre-pointe par de nombreux trains, une politique de desserte qui s’est aggravée aujourd’hui avec le SA2019. Enfin pour Portet-St-Simon il est difficile de porter un jugement car la ligne du piémont était fermée durant 3 mois entre Boussens et Tarbes pour réaliser un renouvellement des voies et de la caténaire.

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Toulouse – Tarbes – Pau

Sur la ligne du piémont, comme dit précédemment, il est difficile de porter un jugement du fait des longues plages de fermeture de la ligne dans le cadre du renouvellement complet Toulouse-Tarbes. On observe bien l’impact de ces travaux avec des chutes impressionnantes à Muret, Tarbes ou Lourdes. Pour cette dernière, il est à noter une forte baisse entre 2015 et 2016 qui peut s’expliquer par le changement de méthode de comptage de la SNCF qui semble particulièrement affecter les chiffres de la cité mariale. Il faudra attendre 2020 pour avoir une exploitation normale avec qui plus est une nouvelle offre renforcée grâce au SA2020.

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Toulouse – Colomiers – Auch

La branche Ouest, à destination du Gers, possède la particularité d’un ersatz de RER (ligne C) sur la partie urbaine Arènes-Colomiers où les trains sont cadencés toutes les 15 minutes avec la possibilité d’utiliser un ticket Tisséo. Ce dernier point explique l’absence de donné pour 2015 et 2017.

Si l’on regarde les chiffres, on note que les terminus des navettes de la ligne C dominent largement avec 553.698 usagers pour Colomiers et 725.191 pour Arènes tandis que dans le même temps, les haltes intermédiaires sont très faibles non sans raison. En effet, le cadencement de ces dernières est en réalité de 30 minutes et elles se situe globalement dans des secteurs isolés et peu peuplés. Un paramètre qui est en train de changer avec la construction de deux grands quartiers à St-Martin-du-Touch et aux Ramassiers, où on observe d’ailleurs d’ores et déjà une hausse avec +30.000 voyageurs pour chacune.

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Les haltes de St-Martin-du-Touch et des Ramassiers vont devenir les centres de gravité de ces nouveaux quartiers

Sur le reste de la partie urbain jusqu’à Brax-Léguevin, on constate une baisse nette qui peut s’expliquer, comme pour Pins-Justaret, par une saturation des trains et des parkings inadaptés. La région a d’ailleurs lancé une étude préliminaire visant à étendre le cadencement de 15 minutes, allonger les quais (pour accueillir des trains en composition double) et possiblement à électrifier la ligne (qui pourrait alors recevoir des régio2N). Au-delà, les gares continuent sur leur progression, comme à Mérenvielle, ou sont stables dans les autres cas. À noter le cas d’Auch qui après plusieurs années de baisse regagne des usagers.

Toulouse-Auch

 

Toulouse – Montauban – Agen

La branche Nord est sans doute celle qui fait le plus parler d’elle, notamment grâce à l’association Rallumons l’étoile qui milite pour un RER à Toulouse. Jusqu’à Montauban, toutes les gares progressent avec en tête Castelnau-d’Estrétefonds qui continue sa croissance insolente en se rapprochant des 250.000 usagers (+50.000). Tandis que Montbartier se maintient au-delà des 50.000 voyageurs, Dieupentale dépasse la barre des 100.000 et Grisolle s’y dirige lentement mais surement. À noter le cas de St-Jory qui repart à la hausse après plusieurs années de baisse. Il faut dire que le parking est quasi inexistant avec seulement 40 places, ce qui ne facilite pas l’usage du train. La création d’un parking silo, le premier pour une gare TER de la région Toulousaine, est d’ailleurs sur le point de voir le jour.

Côté Tarn-et-Garonne, les fréquentations sont stables à l’exception de Valence-d’Agen qui perd des usagers petit à petit. Néanmoins ces chiffres devraient remonter en 2020 avec l’augmentation du nombre de TER entre Toulouse et Agen.

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Toulouse – Cahors – Brive

Toujours sur la branche Nord mais en direction du Lot, les chiffres sont tous dans le vert. Si Soulliac se maintient au dessus des 100.000 voyageurs, Caussade franchit cette barre et Gourdon n’en est plus très loin. Dans le même temps, Cahors frôle les 350.000 usagers. Des chiffres qui devraient là aussi augmenter en 2020 grâce au SA2020 qui prévoit l’augmentation du nombre de TER.

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Toulouse – Albi – Rodez

Passons à l’Est avec les lignes du QNET (Quart-Nord-Est de Toulouse). Sur le tronçon commun, entre Toulouse et St-Sulpice où la cadence est de 15 minutes, le nombre d’usagers ne cesse de progresser. Montrabé frôle les 50.000 voyageurs tandis que Montastruc-la-Conseillère grimpe avec +25.000 en 3 ans et St-Sulpice-sur-Tarn bondit à 460.349 usagers. Même la petite gare de Gragnague progresse lentement mais surement. Un chiffre qui devrait se consolider d’ici peu avec la construction d’un lycée à proximité.

Au-delà, dans le Tarn et l’Aveyron, les chiffres sont également positifs avec des hausses continuent à Rabastens, Lisle-sur-Tarn, Gaillac et Rodez. Dans le même temps Carmaux et Albi repartent à la hausse en franchissant la barre des 400.000 usagers pour la préfecture du Tarn. Autant de bonnes nouvelles qui confirment la nécessité de faire évoluer la signalisation entre Tessonnières et Albi pour permettre la circulation de TER supplémentaire.

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Toulouse – Castres – Mazamet

En direction de la montagne Noire, les fréquentations restent stables à 150.000 pour Lavaur et 180.000 pour Castres. Une bonne nouvelle pour cette dernière quand on sait que la ville ne cesse de perdre des habitants. Seule hausse, Mazamet au terminus qui continue sa lente mais sûre progression avec 61.881 usagers.

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Toulouse – Figeac – Aurillac

Dernière ligne à l’est de Toulouse, celle de Figeac est la moins circulée avec 6 allers-retours par jour. Parcourant la vallée très rurale de l’Aveyron, les fréquentations sont naturellement faibles à quelques exceptions près comme Villefranche-de-Rouergue, en constante progression avec 71.769 usagers, ou encore Capdenac et Figeac qui sont stables à 74.734 et 158.156 voyageurs. Pour le reste, les petites gares ne baissent pas et gagnent même quelques usagers. Des chiffres qui pourraient être meilleurs avec plus de trains et un renforcement de la dimension touristique de la ligne (voie verte vers Cordes-sur-Ciel depuis Vindrac, Château de Najac ou encore baignade dans l’Aveyron à Laguépie).

Toulouse-Aurillac

 

Toulouse – Carcassonne – Narbonne

C’est la branche la plus faible de l’étoile Toulousaine. Sur la partie péri-urbaine, seule Labège-Innopole dépasse les 100.000 usagers grâce à sa localisation au pied du centre commerciale Labège 2. Un chiffre élevé néanmoins sachant le manque de notoriété de cette halte. Pour le reste, la fréquentation des gares est stable ou en progression, notamment à Castelnaudary qui atteint les 300.000 voyageurs ou Lézignan qui passe le cap des 100.000. À noter que Carcassonne reprend des couleurs après plusieurs baisses en franchissant les 800.000 usagers.

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  • Le littoral

Narbonne – Perpignan – Portbou

Sur la partie Sud de la ligne du littoral, les voyants sont tous au vert avec des hausses dans toutes les gares! Leucate – La Franqui franchit la barre des 60.000 voyageurs tandis que Port-la-Nouvelle et Rivesaltes dépasse les 80.000.

Au Sud de Perpignan sur la côte Vermeille, après plusieurs années de baisse les chiffres sont également en forte augmentation. Argelès-sur-Mer dépasse les 120.000 voyageurs, Collioure se rapproche des 100.000 tandis que Banyuls-sur-Mer et Elne frôlent les 80.000 usagers. Une tendance qui devrait se poursuivre grâce à la création d’une liaison TER Toulouse-Perpignan.

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Narbonne – Montpellier – Avignon

La partie Nord de la ligne du littoral est en revanche pleine de contraste avec quelques gares très fréquentées et une multitude de petites haltes, un phénomène qui s’explique par la desserte aléatoire de ces dernières. Globalement, toutes les gares sont en progression et en particulier celle de Baillargues qui a gagné 85.000 usagers en 4 ans grâce au réaménagement de la gare et la création d’un PEM (Pôle d’Echange Multimodal). Dans le même temps Agde et Lunel frôlent respectivement les 700.000 et 800.000 voyageurs. À noter également qu’à l’occasion du SA2020, le nombre de trains dans les gares de Baillargues, Vergèze, Beaucaire et Manduel (déplacée vers la LGV sous le nom de Nîmes-Pont-du-Gard) va considérablement augmenter ce qui laisse prévoir une nouvelle hausse de fréquentation.

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Nîmes – Grau-du-Roi

La  ligne qui traverse la Camargue Gardoise est en bien mauvaise posture avec des chiffres inacceptables au vue des villes desservies, des flux domicile-travail/étude de ce territoire et des attraits touristiques qu’on y trouve. On ne pourrait pas avoir meilleur cas pour prouver l’adage « pas de train, pas de voyageur ». En effet, la ligne ne voit passer que 2 allers-retours par jour (3 en été) avec pour conséquence les fréquentations suivantes: même pas 60.000 usagers pour le Grau-du-Roi et moins de 5.000 pour les autres gares … Il serait grand temps d’investir sur cette ligne qui possède un fort potentiel en renouvelant la voie en mauvais état et surtout en modernisant la signalisation pour avoir un cadencement d’une heure.

Il est probable que le comptage soit en léger décalage avec la réalité à cause de l’ancien système de billet à 1€ qui était vendu depuis un site non SNCF jusqu’en juillet 2018.

Nîmes-GrauRoi

 

  • Pyrénées

Carcassonne – Limoux – Quillan

En pays Cathare la situation est la même avec des fréquentations très faibles et qui semblent plonger avec la nouvelle méthode de calcul. À cela il faut également ajouter la fermeture de la ligne pendant 3 mois en 2017 pour réaliser la première phase de renouvellement de Carcassonne-Limoux. Ainsi seules Limoux et Quillan dépassent les 5.000 voyageurs. Aujourd’hui la section Limoux-Quillan, où se trouve donc la principale gare, est fermée au trafic en attendant la réouverture exigée par la région Occitanie. Comme pour le Grau-de-Roi, ce n’est qu’avec une infrastructure en bonne santé et un cadencement que les habitants se tourneront vers le train.

Il est probable que le comptage soit en léger décalage avec la réalité à cause de l’ancien système de billet à 1€ qui était vendu depuis un site non SNCF jusqu’en juillet 2018.

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Perpignan – Villefranche-Vernet-les-Bains

Encore une fois, les lignes de l’ex-Languedoc-Roussillon sont en mauvaises postures. Bien que située dans le péri-urbain de Perpignan, la fréquentation des gares est ridiculement faible ne dépassant jamais les 5.000 usagers malgré la présence de villes comme Le Soler (7.666 hab), Millas (4.250 hab), l’Ille-sur-Têt (5.457 hab) ou encore Prades (6.153 hab). Des chiffres qui ne risquent pas de s’améliorer puisque la ligne est fermée depuis l’accident de Millas en décembre 2017, du jamais vu! Seule Villefranche arrive à tirer son épingle du jeu grâce au train jaune, véritable atout touristique.

Il est probable que le comptage soit en léger décalage avec la réalité à cause de l’ancien système de billet à 1€ qui était vendu depuis un site non SNCF jusqu’en juillet 2018.

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Villefranche-Vernet-les-Bains – Latour-de-Carol

Sur la ligne du train jaune, les chiffres sont en demi-teinte. D’un côté on a naturellement beaucoup de petite gare avec de faibles fréquentations. Néanmoins les arrêts desservants des communes importantes ou des lieux touristiques enregistrent des baisses comme Mont-Louis avec 86.731 usagers ou encore Thuès-Carança qui tombe à 1.930 voyageurs. Point positif, Font-Romeu ne cesse de progresser avec +15.000 voyageurs en 4 ans dépassant donc la barre des 50.000. Pour rappel, le train jaune a énormément perdu en fréquentation, passant de 400.000 voyageurs il y a plusieurs décennies à 200.000.

Heureusement, la région est sur le point de finaliser un schéma directeur qui vise à réaliser des travaux nécessaires pour retrouver un temps de trajet optimal, augmenter la cadence ou encore harmoniser les correspondances des deux côtés.

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  • Les Causses et les Cévennes

Nîmes – Alès – Langogne

Sur la ligne des Cévennes, on observe deux sections. La première, péri-urbain, est en progression en particulier Alès qui dépasse les 450.000 voyageurs. Les autres gares sont plutôt faibles à l’exception de St-Geniès-de-Malgoirés qui se rapproche lentement mais surement des 100.000 usagers.

Au-delà on est dans un territoire rural avec des fréquentations stables, à l’exception de La Bastide qui est en baisse (-15.000 voyageurs). On notera le score faible de Langogne, 4ème ville de Lozère, qui pourrait facilement augmenter en créant une liaison translozérienne reliant Langogne à St-Chély-d’Apcher via Mende. De même, une étude est en cours pour réorganiser complètement la desserte de la ligne du Cévenol en commençant par l’arrivée de régiolis qui reliront Nîmes à Clermont-Ferrand dès 2020.

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Béziers – Millau – St-Chély-d’Apcher

Sur la partie péri-urbaine, Magalas et Bédarieux sont en progression même si les chiffres sont relativement faibles. Au-delà dans l’Aveyron et la Lozère, la fréquentation est en baisse avec des chutes importantes à Millau (-20.000), St-Georges-de-luzençon (-22.000) et Marvejols (-10.000). Seuls Aumont-Aubrac et St-Chély-d’Apcher arrivent à rester stable. À noter le cas de Séverac qui arrive depuis plusieurs années à progresser de façon continue dépassant la barre des 20.000 voyageurs.

Pour enrayer cette mauvaise dynamique, la refonte totale des horaires de la ligne est indispensable. Création de navette péri-urbaine avec réouverture de gare, cadencement de la ligne, création de liaison translozérienne, renouvellement de la ligne pour avoir des gain de temps…

Il est probable que le comptage soit en léger décalage avec la réalité à cause de l’ancien système de billet à 1€ qui était vendu depuis un site non SNCF jusqu’en juillet 2018.

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La Bastide – Mende – Le Monastier

Entre l’Aubrac et le Cévenol, la ligne de Mende n’est pas en meilleure posture avec des fréquentations inférieures à 100 voyageurs à l’exception de la préfecture qui est stable à un peu moins de 30.000 usagers. Des chiffres qui peuvent s’expliquer par une desserte totalement illisible et squelettique. Comme dit précédemment, la refonte de l’offre avec une ligne cadencée toutes les 2h reliant les principales communes du département (Langone – Mende – St-Chély-d’Apcher) permettrait d’être plus attractif et de capter le maximum de voyageur.

Il est probable que le comptage soit en léger décalage avec la réalité à cause de l’ancien système de billet à 1€ qui était vendu depuis un site non SNCF jusqu’en juillet 2018.

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Rodez – Millau

Il s’agit de la dernière année d’exploitation de cette liaison qui a fermé en décembre 2017 à cause de l’état des infrastructures. La région Occitanie a d’ores et déjà lancé les études pour renouveler la ligne jusqu’à Millau pour une réouverture en 2026 avec une offre retravaillée. En effet jusqu’alors, il s’agissait de seulement quelques navettes entre la préfecture de l’Aveyron et Millau qui ne coïncidait pas forcément aux besoins du territoire.

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Brive – Figeac – Rodez

Dans le prolongement de Rodez-Millau, la ligne entre Rodez et Brive est en revanche plus dynamique. Malgré qu’elle traverse des territoires ruraux, les fréquentations sont correctes avec des chiffres qui sont tous en légère hausse. Les gares de correspondance sont naturellement plus fréquentées à l’exception de St-Denis-près-Martel. Parmi les pistes d’amélioration, on pourra citer justement une meilleure coordination entre les trains allant vers Toulouse et ceux de la ligne Rodez-Brive. Il est assez difficile par exemple de rejoindre Rocamadour depuis la ville rose, pourtant grand site touristique.

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Brive – Aurillac

Dernière ligne de la région, elle traverse en réalité trois régions et est exploitée par l’Auvergne-Rhône-Alpes. Cette particularité aboutie sur une offre incohérente avec peu de trains, des arrêts aléatoires et des correspondances mal conçues. Côté chiffre, seule Bretenoux-Biars sort du lot mais avec une fréquentation en baisse qui s’apprête à passer sous la barre des 15.000 usagers, tout comme Laroquebrou qui est désormais sous les 5.000 voyageurs. En 2019, des travaux de renouvellement ont lieu entre Brive et St-Denis-près-Martel qui se poursuivront jusqu’à Lamativie en 2020 permettant ainsi des gains de temps. Mais sans une réorganisation de l’offre et la poursuite des travaux côté Auvergne, les chiffres ne risquent pas de s’améliorer ….

Brive-Aurillac

 

Source:

Photo d’illustration

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