Téléphérique: la correspondance manquée

Du 11 février au 18 mars 2019 se déroule l’enquête publique sur le projet de Téléphérique Urbain Sud (TUS) de Toulouse ayant pour objectif de relier l’université Paul Sabatier à l’Oncopole via la Pech David en 10 minutes, contre 30 minutes en voiture actuellement. Avec un réseau ferroviaire et de métro en étoile, ce téléphérique urbain va permettre des liaisons Sud-Sud sans avoir à monter en centre-ville en traversant les obstacles naturels que sont la colline du Pech David et la Garonne. À cela s’ajoute la notion de maillage avec une interconnexion au métro B au niveau de la station Université Paul Sabatier (UPS) à l’Est, mais rien à l’Ouest. Si un prolongement vers le métro A à Basso-Cambo est déjà projeté, une question se pose: pourquoi n’y a-t-il pas de correspondance avec le réseau ferré dès la première phase?

En effet, à seulement 1,2 km de la station Oncopole se trouve la ligne Toulouse-Bayonne où circulent les TER de l’Ariège et du Comminges. Or, il n’est nullement question d’une interconnexion, pas un mot sur le dossier de l’enquête publique, et même la carte du projet oublie de représenter les axes ferroviaires … Pourtant une station à ce niveau aurait plusieurs intérêts:

TUS1.png
Carte du tracé du téléphérique. Le train y est le grand absent … SYSTRA

Cela permettrait tout d’abord un meilleur maillage des transports en commun. Actuellement si l’on veut rejoindre l’Oncopole depuis le Sud de la métropole en transport, il faut prendre le train jusqu’à Portet-St-Simon puis un bus qui serpente dans la ville pendant 22 minutes, là où il ne faudrait que quelques minutes avec une nouvelle halte ferroviaire. De même pour rejoindre l’hôpital Rangueil ou le pôle universitaire de Paul Sabatier rive droite, une interconnexion entre le train et le téléphérique offrirait un accès direct sans monter jusqu’à St-Agne. C’est ici le second intérêt d’une station supplémentaire, en effet cela permettrait de soulager la gare de St-Agne qui accueille environ 1 million de voyageurs par an dont de nombreux étudiants prenant le train depuis l’Ariège et le Comminges. Le téléphérique serait donc un moyen de réduire le flux voyageur de la gare qui sature de plus en plus et où les acteurs locaux (SNCF, métropole et région) ne semblent toujours pas prêts à relancer le projet de nouvelle gare à Niel.

TUS2
Station Oncopole, actuel terminus du projet de téléphérique urbain Tisséo

Enfin, créer une station à ce niveau permettrait tout simplement la desserte et le désenclavement du quartier de Lafourguette qui gagnerait alors un accès rapide vers le métro B et les TER menant vers l’Ariège, le Comminges et le centre-ville de Toulouse. Situé le long de l’A64, il suffirait de créer une passerelle qui relierait les deux quais et se prolongerait jusqu’au quartier de Lafourguette, réduisant ainsi un peu la rupture urbaine que représentent la ligne de chemin de fer et cet axe autoroutier.

TUS.png
Illustration d’un possible emplacement d’une halte Lafourguette-Marchant VoieMidi

Il vous reste encore quelques jours si vous souhaitez vous exprimer sur le projet de Téléphérique Urbain Sud dans le cadre de l’enquête publique.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s